| Ousman Danedjo vient de la génération pour qui les Touré Kounda font partie du paysage musical au même titre que la pop ou le jazz. Une passion qui résume l’histoire de ces 25 dernières années : « J’ai découvert Touré Kounda quand j’avais 13 ans, dit-il. Cela m’a énormément intrigué si bien que j’ai voulu aller voir le peuple lié à cette musique. Je suis parti alors au Sénégal, en Casamance d’abord. J’étais étudiant, du coup, je partais pendant les vacances. Quand j’ai décidé de réaliser mon album, 10 ans après mon premier voyage, je me suis installé carrément là-bas. Un retour aux sources. J’ai vécu 4 ans à Dakar pour finir les compositions et je l’ai réalisé ensuite en France. Le Sénégal est mon deuxième pays. Il y a dans ma musique cette empreinte. J’ai essayé en tout cas d’en faire quelque chose de personnel. Je me suis dit que je pouvais apporter d’autres influences, une autre interprétation, un autre regard. Ce qui m’intéresse c’est le mélange ». Ousman Danedjo trace désormais un chemin singulier et sincère, où cohabitent les accents du Fouta, des tourneries Wassoulou, des sonorités brésiliennes accolées à des rythmes wolof. Un syncrétisme à haute teneur émotionnelle, porté par une voix limpide dont l’on saurait plus dire si elle vient de Dakar, Bamako, Paris ou Alger ! Pour africolor, Ousman Danedjo invite Moriba Koïta, figure de la tradition malienne du n’goni.
|