7son@to

7son@to

Avec Djokael Méri, Sadi Sainton, Jonathan Riquet, chant, percussions, danse – Josué Réveillé, Mickaël Glandor, Ludrick Siba, percussions, chant – Samory Sainton, percussions, danse – Valérie Morand, chant, danse – Maogani Méri, Siginiz Méri, Nathalie Jeanlys, choeurs

 

Jeudi 23 novembre – Théâtre Gérard-Philippe, Saint-Denis

En concert avec ExpéKa trio et Delgres

Mercredi 22 novembre – Université Paris 13, Villetaneuse

 

 

Hommage à l’histoire guadeloupéenne, 7son@to joue le gwoka, le répertoire traditionnel de l’île. S’ils évoluent dans une idée de transmission culturelle, ces percussionnistes écrivent une nouvelle histoire ; ils sont la nouvelle génération de joueurs de tambours ka et sont bien décidés à le faire entendre. Musique de l’indépendance et de l’émancipation, ils interprètent le gwoka en y ajoutant une touche résolument contemporaine et mélangent les genres pour exprimer leur jeunesse. Un concert exceptionnel où les tambours racontent l’histoire insulaire, faite de rythmes et d’émotions.

 

L’histoire a démarré à Trois-Rivières. Will M, Sadi Sainton, Djòkael Méri, Mikaël Glandor, Ludrick Siba, Didier Paller et Josué Réveillé se retrouvaient une fois par semaine autour d’un kout tanbou. Au fur et à mesure, ces jeunes musiciens et chanteurs, âgés entre 20 et 39 ans, parallèlement membres d’autres groupes comme Indestwaska, Djòk ou Ki lès ki ka, ki lès ki mas, ont commencé à composer de nouveaux titres. Quinze morceaux ont été finalisés et figurent sur leur album La Nou Yé sorti en 2015. Les membres de 7son@to ont grandi en ayant pour références des musiciens tels que Gérard Lockel, Bébé Rospart ou Joby Julienne. Ils s’inspirent des maîtres du gwoka en adaptant leur répertoire à leur génération. Si les codes du gwoka sont repris avec sa ronde (lawonn) et son rituel (c’est le chanteur qui lance le morceau, puis appelle chacun à leur tour les différents protagonistes, le choeur, les percussionnistes et le danseur), 7son@to reste très actuel, dans le style comme dans le fond. « Nous chantons les choses que nous vivons. » En témoigne, par exemple, leur titre Pa ni rézo, qui, sur fond d’une instrumentale traditionnelle, les lamentations portées par les chants sont focalisées autour des problèmes de téléphones et de réseaux 4G qui ne fonctionnent pas. Entre rythmes traditionnels et sujets d’actualités, le groupe surprend et étonne.