A.I : Les Animistes imaginaires

A.I : Les Animistes imaginaires

 

Avec
Clément Janinet Violon

Clément Petit Violoncelle

Ze Jam Afane Voix, Texte

 

 

Vendredi 15 Novembre – Le Comptoir, Fontenay-sous-Bois

C’est en 2067 au conservatoire international supérieur d’Abidjan, que Kléman Zaniné et Kéléman Peti décrochent un 1er prix en musique de chambre pré-mandingue et expression électronique sino-bantu. C’est au travers leur travail sur la composition acoustico-hallucinogène et la maïeutique cochléaire qu’ils rencontrent Ze Jam Afane, le nouveau pape des musiques nano-animistes et fondateur du mouvement « Nzang »: Des rituels schizophrénides passant de transes sur-méditatives à des tubes hollogramiques hyperactifs. C’est en s’inspirant de ce style nocturne qui a inondé tous les faubourgs du cap au Caire, que les Animistes Imaginaires s’aventurent dans une musique de chambre d’un nouveau genre.

Clément Janinet

Passionné par les musiques africaines et sud-américaines, il multiplie les rencontres et les voyages, et effectue sur son violon un travail autour de ces musiques traditionnelles. Il s’en inspire pour développer ses propres techniques qu’il intègre dans le jazz et les musiques improvisées. Il a joué entre autres aux côtés d’Antoine Hervé, Didier Lockwood, Magic Malik, Etienne Mbappe pour le jazz et de Richard Bona, Cheik Tidiane Seick pour les musiques du monde.

 

Clément Petit

Violoncelliste gourmand, avide de rencontres, Clément Petit multiplie les collaborations. Il fait partie de ces musiciens qui cherchent sans cesse à réinventer leur instrument en développant des techniques, des langages et façons de jouer. Aujourd’hui, il revendique une vision large de la musique dans laquelle le cloisonnement des genres s’efface au profit de leur interaction.

 

Ze Jam Afane

Originaire du sud Cameroun, André Ze Jam Afane a amené des comptines, fables et mythes universels qui disent son regard sur les choses et le monde contemporain. À l’écoute des histoires qu’il compose, on comprend que la poésie doit exprimer ce que nous avons de fragile en commun, notre condition d’homme. La musique est l’essence même de son conte, sa fable nous permet de nous regarder et de nous penser autrement. Le concert est alors un rituel cathartique essentiel à notre temps. On y voit des hommes et des femmes venant découvrir et partager ce qu’ils ont de rêves en commun. Dans la culture Bulu (langue maternelle d’André Ze Jam Afane), le conteur a pour rôle de révéler son peuple à lui-même, d’entretenir ses valeurs en améliorant son goût, son sens critique et son jugement.