Abou Diarra invite Mehdi Nassouli

Inédit

Abou Diarra invite Mehdi Nassouli

Avec Abou Diarra, chant, ngoni – Moussa Koita, claviers, choeurs – Amadou Daou, percussions, choeurs – Laurent Loit, basse, contrebasse – Vincent Bucher, harmonica – Mehdi Nassouli, chant, guembri

 

Mercredi 29 novembre – Théâtre des bergeries, Noisy-le-Sec

En concert avec Naïssam Jalal et Noura Mint Seymali

 

Les confréries gnawas existent depuis la nuit des temps même si leurs musiques sont sur le devant de la scène depuis 20 ans. Du Xème au XVème siècle, époque des razzias, leurs fondateurs furent arrachés de force à l’Afrique subsaharienne et à ses rites animistes pour aller servir et guérir les maîtres de l’Afrique du nord. C’est lors de cérémonies de transes qu’ils rappelaient les rythmes et mélodies des sociétés secrètes de l’Empire du Mali emportées avec eux. Abou Diarra, Dozo (initié de la société des chasseurs du Mandé) invite Mehdi Nassouli pour réparer ce que l’histoire a cassé : la belle continuité des musiques entre Nord et Sud, illustrant une même humanité au-délà des frontières.

 

Abou Diarra

Abou Diarra est un artiste libre et curieux qui joue le kamele ngoni (luth/harpe). Telle qu’il la raconte, sa vie s’est déroulée dans une atemporalité où le pouvoir des images, de la parole et des symboles se révèlent un marqueur de sa musique aux rondeurs de la tradition mandingue ainsi qu’à une créativité moderne. En effet, Nicolas Repac, arrangeur de son quatrième album, baptisé Koya, du nom de la mère d’Abou, a su dynamiser sa musique, en l’habillant de touches d’électro discrètes, sans jamais la trahir ou la dénaturer ni entamer son balancement caractéristique. L’harmonica de Vincent Bucher ajoute à la tonalité blues de l’album, tandis que le griot Toumani Diabaté joue de la kora sur deux titres, Djarabi et Labanko.

 

Formé par un maître virtuose et aveugle, connu sous le pseudonyme de «Vieux Kanté – sans commentaire», il a sillonné, pendant plusieurs mois, les routes d’Abidjan-Bamako-Conakry à pied, accompagné de son seul instrument. Traversant les villages les plus reculés d’Afrique de l’Ouest comme les mégalopoles modernes, il y a puisé tour à tour des sons cachés traditionnels et des musiques urbaines contemporaines. Sa musique parle du voyage, de l’exil, du mouvement.

Il sera vite repéré par les grands artistes d’Afrique et participera en tant que musicien ou arrangeur à de nombreux projets (Sekouba Bambino, Sadio Sidibé, Oumou Sangaré…) avant d’initier sa carrière en tant qu’artiste. Fasciné par le blues, le jazz, le reggae, le groove. Il explore et cherche des harmoniques hors des gammes traditionnelles en ajoutant des cordes à son instrument, en expérimentant des techniques inspirées des grands du jazz et du blues, en utilisant son ngoni comme une guitare, une basse, une harpe ou une percussion dans des balades silencieuses et nostalgiques ou des rythmes endiablés de bals poussières.

 

Dès la sortie de son premier album en Afrique, il est reconnu comme une étoile montante, soutenu par le public et le Ministère malien de la Culture. Multipliant les concerts, il prend son envol et définit petit à petit un style qui lui est propre entre tradition Wassoulou et un métissage librement inspiré du jazz, du blues et de l’afro funk. Il transite entre l’Europe et l’Afrique depuis 2008 et participe à de nombreux concerts et festivals.

 

 

Sortie d’album : Koya, 10 novembre 2016
Plus d’informations : aboungoni.com

Abou Diarra, un artiste RFI Talent