Léontina Fall

Création Africolor

Vendredi 25 Novembre - 20h00

Hôtel de ville, Esplanade Claude-Fuzier
01 48 50 54 68
8.50€ > 7€

11 Rue Jean-Baptiste-Sémanaz
01 83 74 58 30
12€ > 6€

Style
Musique de son monde
Description

Après un apprentissage aux Conservatoire d’art dramatique et au Conservatoire municipal de danse Maurice Baquet de Pantin au début des années 2000, la native de Dakar s’élance sur les planches avec une création, Le voyage de Wer, qu’elle donne à Paris au Théâtre Darius Milhaud. Elle intègre la compagnie Naïf Théâtre de Richard Demarcy et joue plusieurs adaptations de classiques signées par le metteur en scène.

 

Après quelques petits rôles pour la télévision, on a pu la voir récemment au cinéma dans le long-métrage La vie en grand de Mathieu Vadepied. Présenté à Cannes à la Quinzaine des réalisateurs en mai 2015, le film est sorti en salles en octobre de la même année.

 

Elle multiplie par ailleurs les expériences de scènes (théâtre de rue, contes jeune public) revendique et cultive son côté saltimbanque, mêlant souvent burlesque, danse et musique.
C’est d’ailleurs dans le contexte et pour les besoins du conte pour enfants qu’elle fait ses premiers pas en musique, créant ses propres chansons qu’elle incorpore à ses spectacles. Chansons dans un premier temps réminiscentes du monde de l’enfance qu’elle chante a cappella, elles prennent rapidement un tour plus dynamique. Léontina se saisit alors d’un kamele ngoni (petite kora) pour s’accompagner.
C’est la révélation d’une aspiration forte pour la musique, l’évidence d’une connexion avec un gisement créatif intérieur qui ne demandait qu’à être découvert et exploité. La musique devient vite une expression essentielle et autonome. Elle pratique dans le métro, fait quelques scènes à Paris (Le China, le centre FGO-Barbara) et en province, et est vite remarquée par quelques professionnels.
Elle fait récemment le lien entre cinéma et musique : une de ses chansons vient illustrer le générique de fin du court-métrage Maman(s) de la jeune scénariste et réalisatrice Maïmouna Doucouré, court-métrage qui fera d’ailleurs un splendide parcours en festivals, remportant notamment le prix du meilleur court-métrage aux festivals de Toronto 2015 et de Sundance début 2016.

 

Léontina invente une musique singulière et dense, hors des cadres établis, qui trouve son origine dans sa culture sénégalaise et d’ailleurs (blues, orient…). Ses intuitions musicales très fortes s’expriment jusque dans son goût pour l’improvisation. A ce jour, elle a une quinzaine de chansons originales à son répertoire.

 

• Léontina Fall, Chant, kamele ngoni

• Valentin Ceccaldi, Violoncelle

• Giani Caserotto, Guitare