Les tambours du Burundi

Les tambours du Burundi

 

Avec
NTAGABO Gabriel
NSABIMANA Ferdinand
NTIMPIRANGEZA Dominique
NYANDWI David
MANIRAKIZA Félicien
NIZIGIYIMANA Tharcisse
NJWIRA Godefroid
NAHIMANA Léopold
BANYUZURIYEKO Christophe
NDIHOKUBWAYO Claver
HAVYARIMANA Thérence
NIYIMPAGARITSE Bosco
percussions

 

 

Mercredi 28 novembre – Noisy-le-Sec, Théâtre des Bergeries

 

 

Les tambours du Burundi

La République du Burundi est située au coeur du continent africain. Bordée à l’Ouest par le lac Tanganyika et couverte de collines verdoyantes, elle est le trait d’union entre l’Afrique centrale et l’Afrique orientale. Dans l’ancien Burundi, les tambours étaient bien plus que de simples instruments de musique. Objets sacrés destinés à des rituels précis, ils n’étaient joués que dans des circonstances exceptionnelles, pour proclamer de grands événements comme une intronisation ou des funérailles importantes. Aujourd’hui, les Batimbo de Makebuko sont les gardiens de cette vieille tradition. C’est par de tels lignages de tambourinaires qu’un art séculaire s’est perpétué, tout en restant réservé aux fêtes nationales et aux hôtes de marque. Il demeure l’instrument populaire qui soulève l’enthousiasme des foules, offrant un spectacle extraordinaire. De nos jours, le rituel s’est adapté aux festivités et aux salles de spectacle. Un battement de tambours saccadés annonce l’arrivée du groupe, qui surgit, emmené par le chef des batteurs. Les batteurs arrivent en file indienne, chacun battant le tambour qu’il porte sur la tête. Les artistes se disposent en arc de cercle, chacun derrière son instrument et placent en avant un tambour aux couleurs nationales. Tour à tour, chacun d’eux quittera sa place un moment pour exécuter un numéro en solo, suivant son inspiration, dialoguant avec le groupe, dansant, sautant, gesticulant, mimant, tambourinant, tandis que se poursuit le battement étourdissant de toutes les percussions. Hommages à la vache, au pays, au travail des gens, souhait de bienvenue, se succèdent entrecoupés d’explosions de joie, de fierté, d’ironie.

Le tambour Ingoma est composé de six parties : la peau au-dessus, les seins (petits morceaux de bois qui aident à la fixation de la peau sur le tronc d’arbre évidé), le ventre, partie qui se trouve entre la limite de la peau et le cordon ombilical ; ensuite, le cordon ombilical qui est la partie étroite de forme elliptique par rapport au ventre et finalement le pied, soit la partie qui tient au sol. Le bâton utilisé en jouant les tambours s’appelle Umurisho.

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