Un jour de blues à Bamako

CREATION AFRICOLOR

Samedi 10 décembre - 20h00

8 Rue des Anciennes Mairies
01 41 37 94 21
24€ > 5€

Vendredi 16 décembre - 20h30

9bis Rue Dombasle
01 42 87 08 68
12€ > 10€

Samedi 17 décembre - 20h00

59 Boulevard Jules-Guesde
01 48 13 70 00
23€ > 6€

Style
Blues Malien
Description

Figure emblématique du Blues du désert, Ali Farka Touré est l’un des rares à susciter un respect unanime au nord comme au sud du Mali, alors que le pays est divisé. Par la sagesse de ses paroles, son jeu de guitare si singulier et un message artistique fort, Ali Farka Touré a su toucher l’inconscient universel et est devenu l’icône du Blues africain à travers le monde. Avec cet orchestre, moitié français moitié malien, Pierre Durand et Joce Mienniel pointent du doigt, dans leur travail d’arrangement et de composition, la question du Blues et mettent en lumière l’importance et le rôle de l’improvisation, du langage pentatonique spécifique aux musiques peules et maliennes, ainsi que les thèmes abordés au travers du chant (agriculture, politique, tradition etc.). À travers cet hommage, ils ont décidé de créer en apportant leurs regards de compositeurs européens et en faisant le pont entre nos deux continents.

 

Cherchant à mettre en avant les racines traditionnelles des musiques actuelles, convaincu que la modernité va de pair avec la connaissance du passé, Pierre Durand a enregistré un premier album solo à la Nouvelle Orléans, Chapter one : Nola Improvisations.

 

Aux côtés d’Archie Shepp, avec la relecture du mythique Attica Blues, il nous emmène avec son jeu de guitare dans un univers électrisant et jubilatoire. Parfois simplement préparée avec un ticket de métro ou une tige de métal bloquée entre les cordes, sa guitare arrive à reproduire le son d’un balafon africain ou d’un bidon métallique.

 

Joce Mienniel quant à lui, a exploré nombre de techniques de flûtes de par ses voyages sur les cinq continents depuis des années et plus particulièrement celles du Maghreb et de l’Afrique subsaharienne pour les adapter à son instrument occidental. Sans cesse en collaboration avec des artistes du monde entier, il a assimilé un langage de synthèse bien à lui et développe désormais sa musique en superposant des boucles de flûtes, de guimbardes, de kalimba et de voix, comme pour restituer un paysage musical de forêt à la fois urbaine et naturelle. Un univers de transe souvent proche des musiques tribales ou des chants pygmées et aborigènes par exemple. Cette année, il a été nommé aux Victoires du Jazz dans la catégorie « révélation ».

 

 

 

  • Pierre Durand, Guitare
  • Joce Mienniel, Flûtes
  • Zoumana Téréta, Chant, violon monocorde
  • Bina Diabaté, Ngoni
  • Amadou Daou, Calebasse
  • Seb Brun, Percussions

© N’Krumah Lawson Daku / série « Flashin’ Bamako » 2011