24 novembre au 22 décembre 2006  
 
 

 > EDITO

 

 

Dix-huitième édition… Déjà la majorité !

Africolor est toujours là, tonique, ancré dans quinze villes de la Seine-Saint-Denis.

[
+info]

 

Vous y étiez? Vous voulez réagir?

Faites-nous partager vos impressions sur http://africolor.blogspot.com

 

A l’année prochaine…

 

Merci au public qui est venu se régaler aux sons de l’Afrique noire, de l’Océan Indien, des Antilles mais aussi du Yémen, du sud algérien et de Bretagne. Un public qui a été rejoint cette année par un bon millier de nouveaux amoureux d’Africolor.

Parmi eux, nous avons repéré une tête fort sympathique auréolée de cheveux rouges, surgissant dans la plupart des concerts de cette 18ème édition. Intrigués, nous avons fait connaissance et vous livrons le portrait d’un spectateur curieux.

 

Dans les années 50, Andreas Jaeggli est un jeune architecte d’origine suisse installé à Paris. Il part à Abidjan en 1960 : la capitale de la Côte d’Ivoire est alors une petite ville et l’équipe d’urbaniste d’Andreas lui prévoit un avenir rationnel. Le futur aura raison de ses conceptions à la Le Corbusier… et la ville possède aujourd’hui des allures démesurées qui n’a plus grand chose à voir avec ce qu’il a connu. De la bourgade, Andreas en gardera la nostalgie d’une convivialité à l’Africaine. « Ce que j’aime à Africolor, ce sont ces bouffées d’ambiances africaines et la découverte de la banlieue », explique Andreas. Ce passionné du balafon et de la kora est prêt à tout pour retrouver ce « souffle » de l’Afrique.

L’itinérance du festival depuis 2000 ne l’a pas démonté. Il vient à Africolor depuis le noël mandingue au théâtre Gérard Philipe de Saint-Denis – pas de souvenir de date précise, mais à 74 ans, il s’excuse de l’oubli – et n’hésite pas à braver le froid et la complexité des transports en Seine-Saint-Denis. Ainsi, la plus belle soirée de cette 18ème édition restera pour lui le concert de Doussou Bagayoko à Clichy-sous-Bois, « pour le public et l’ambiance, mais aussi pour l’aventure urbaine ». Toutes ces femmes rivalisant avec leurs somptueux boubous, leurs fichus savamment noués sur la tête, envahissant la scène de leurs déhanchés, l’ont enchanté… Au point de rater le dernier RER susceptible de le ramener à Paris. Le voilà parti à pied de Drancy jusqu’à Villemonble, pour attraper le noctilien, dont le service a été renforcé depuis les émeutes de l’année dernière. « C’était une bonne expérience, car j’ai découvert les noctiliens, dont l’un me ramène tous les 10 mn de Châtelet jusque devant chez moi ». Il était 3h15 du matin lorsqu’il s’est couché, très heureux de cette aventure.

Andreas est également venu à Tremblay-en-France, à Montreuil, au Pré-Saint-Gervais, à Epinay-sur-Seine… « J’aurais aimé venir à d’autres concerts, mais je suis un peu casanier »

 


  © 2006 Africolor Festival. Tous droits réservés | Réalisation du site : Le Studio Mondomix