Ray Lema

On rentre KO - On sort OK

INÉDIT

Hommage à Franco Luambo

Ça commence comme un adage familier : On rentre KO, on sort OK.
Ray Lema, pilier de la sono mondiale, signe un projet 100% Kinshasa en hommage à Franco Luambo. 

« Après toutes ces années, la musique de Franco n’a pas pris une ride. » Ray Lema en est plus que jamais persuadé, lui qui tout gamin faisait le ngembo (la chauve-souris agrippée à un arbre) pour écouter le tout puissant créateur de l’OK Jazz.
A travers cet hommage musical à celui qu’on appelait «le Grand Maître »,  le « Vénérable Yorgho » ou encore le  « Sorcier de la guitare», Ray Lema souhaite transmettre aux nouvelles générations tout le patrimoine qui fait l’identité de son pays. Car si l’on se rappelle de Franco comme d’un ambianceur de première, sa musique portait aussi en elle l’histoire du « petit peuple » et racontait tout haut ce que tout le monde pensait tout bas.   

Ray Lema cultive les mélanges comme il sait si bien le faire et mêle le savant au populaire, l’écrit à l’improvisé, tout en soufflant d’un vent nouveau sur des titres devenus classiques à l’aide de quelques lignes de cuivres. Il relève brillamment le défi de se tailler un costard dans un costard « taille patron » en ajoutant son grain de sel sans jamais dénaturer l’âme musicale et le message d’origine.

Après toutes ces années la rumba de Franco s’écoute encore et une chose est sûre, on sortira okay !

Ray Lema

Né en 1946 et élevé dans une famille protestante congolaise, Ray Lema veut devenir prêtre catholique. On l’envoie donc au Petit Séminaire près de Kinshasa. C’est là qu’il est orienté vers le piano pour accompagner les messes à l’orgue. Devenu grand, Ray Lema plaque ses études de chimie pour la musique. Avec l’orchestre de Gérard Kazembe, il reprend les airs en vogue en Europe et joue du rock. On lui confie ensuite la direction musicale du Ballet National du Zaïre nouvellement créé. Renvoyé du Ballet à la fin des années 70 parce qu’il refuse de composer un opéra à la gloire de Mobutu, la fondation Rockfeller lui propose une bourse et un aller simple pour Washington.
Là-bas, il croise la route de Stewart Copeland, le batteur du groupe The Police qui l’aide à enregistrer son premier disque, Koteja. En 1980, il s’envole pour Bruxelles, puis Paris à l’invitation de Jean-François Bizot, patron du magazine Actuel qui le parraine. 

Son premier disque, Kinshasa-Washington DC-Paris (1983), est un audacieux rappel de tous les sons qui l’ont inspiré jusqu’alors. Deux ans plus tard, il récidive avec Médecine, un album où il se livre à toutes sortes d’assemblages : synthés, chœurs kongo, rythmiques funky, djembés. Il collabore également sur le Bwana Zoulou Gang avec Higelin, Bashung, Dibango et Couture…
En 2012, Station Congo lui donne l’occasion de renouer avec le Congo, trente-trois ans plus tard. Ce retour aux sources se poursuit avec l’album Nzimbu.
Du haut de ses trois quarts de siècle, Ray Lema poursuit avec fidélité son chemin aventureux sur les sentiers de la musique. Du classique au jazz, des rythmes traditionnels Kongo à ceux des Gnawas en passant par les chœurs Bulgares, l’homme a décidé de faire transpirer tous ceux qui aiment ranger les musiques dans des cases. Ray Lema vit aujourd’hui à Paris.

jeudi

10 DÉC.
20H

Nouveau Théâtre de Montreuil

10 Place Jean Jaurès
93100 Montreuil

Salle Jean-Pierre Vernant

Concert Assis
Durée : 1h30
Tout public

Tarifs de 8 à 23€
01 48 70 48 90

Info COVID

– Port du masque obligatoire dans la salle et pendant le spectacle.

Plus d’informations au 01 48 70 48 90

 

Avec Ray Lema (claviers, voix), Fredy Massamba (voix), Ballou Canta (voix), Rodriguez Vanguama (guitare), Michel Alibo (basse), Dharil Denguemo (batterie), Irving Acao (saxophone) , Gérald Bantsimba (trompette), Bives Mbaki (trombone)

Crédits Thomas Freteur