ACTIONS CULTURELLES

Dans le cadre de cette 32e édition, Africolor met en place un cycle de trois tables rondes :

Table-ronde #1
Nouchi soit qui mal y pense

« Comportement, ben ouais » «  On préfère les Tchoins » etc… On ne compte plus les expressions passées dans les cours d’école à travers les chansons du moment. Pour les parents qui ne comprennent plus, pour les ados qui n’ont pas encore compris, il était temps de partir sur les traces de la langue urbaine qui a été la matrice de ces nouvelles « langues vernaculaires urbaines » de France.
C’est à la fin des années 80 que le Nouchi, langue de signes et de gestes des rues d’Abidjan, a fait surgir une nouvelle poésie de la misère. Comment cette langue est née, comment fabrique-t-elle ses mots et pourquoi? Comment le Nouchi est-il venu se loger au cœur de la langue française ?
« S’enjailler » ou « ambiancer » ou « Djoka » sont passés dans les dictionnaires académiques, et en 2050, 90% des locuteurs de langue française seront africains. Mais alors, la nouchisation du français est-elle en marche et irréversible ? Notre français du nord est-il déjà africanisé et nous avec ? Mais alors Y’a Drap !

Avec :
Kapegik, artiste slameur
N’Guessan Jérémie Kouadio, professeur en Sciences du langage (sociolinguistique et linguistique descriptive), ancien Directeur de l’UFR Langues, Littératures et Civilisations de l’Université Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan
Binda Ngazolo, conteur

MER. 2 Déc. – 19h00
A suivre en live sur www.africolor.com & Facebook 
#africolorlive
Tournage en direct du Comptoir de Fontenay-sous-Bois et de l’Institut Français d’Abidjan
 

Table-ronde #2
Des formes et des couleurs
Entre dépréciation et réappropriation du corps de la femme noire et afrodescendante

La femme noire a toujours fasciné l’Europe, fasciné et effrayé.
Première illustration: 1785 la Loi Tignon imposant aux Noirs une tenue réglementaire -afin de ne pas faire de l’ombre aux blancs- et surtout un foulard sur les cheveux des femmes, attirant l’œil de chacun.
Sans que jamais faute ne soit avouée, plusieurs de ses éléments esthétiques ont été repris puis réappropriés par ses oppresseurs.
Seconde illustration: la Tournure, vêtement visant à donner l’illusion d’un fessier développé, alors qu’à la même époque Saartjes Baartman est torturée pour cette morphologie avec laquelle elle est née.
Aujourd’hui, grâce aux avancées de la chirurgie esthétique, ces mêmes esthétiques fantasmées (n’ayant jamais évolués dans l’imaginaire commun) deviennent la nouvelle norme. Forte poitrine, taille marquée, hanches et fesses surdéveloppées, yeux en amande, lèvres pulpeuses, teint mate…
Troisième illustration: Kim Kardashian, après de multiples opérations de chirurgies esthétiques est internationalement connue et reconnue pour ce physique qu’on lui attribue désormais presque exclusivement.
L’on dit que l’Occident absorbe ou rejette, voici l’exemple parfait ici, où sont absorbés tous ces critères propres à la femme noire, mais est sans cesse rejetée la femme noire en tant que telle. En effet, sur ces nouveaux physiques idéalisés, la peau doit être claire et les cheveux lisses, bouclés au maximum. Cette problématique suit naturellement le parcours des dégâts post- esclavage à propos de la vision que l’on aurait de la femme noire. Après la ségrégation et la colonisation les critères de beautés ont dû inclure la femme noire, longuement exclue (traits non normés, cheveux, morphologie ou tout simplement couleur de peau), elle semble réapparaître depuis peu sur les devants de la scène, mais est-ce vraiment elle? Quel est le coût de tout cela?
Il aussi est intéressant de noter que la mode de l’Afrochic atteint son paroxysme, à l’ère où les femmes noires immigrées se voient proposer des travaux sous-payés, physiquement éreintants, ne leur permettant ni vie sociale, ni vie familiale. Cet Afrochic revendiquant le tissu hollandais qu’est le wax, cet afrochic qu’aucune femme noire ne pourrait se permettre de porter sous peine d’être accusée de communautarisme, de refus d’assimilation, de suicide social ainsi que professionnel. Cet Afrochic toujours préféré sur les femmes non noires, est l’une des déviations de cette fausse acceptation dont il est ici question. 

Avec:

Audrey W., juriste présidente de l’association Sorore Ensemble et rédactrice du blog DaybyAudrey

MER. 9 Déc. – 19h00
A suivre en live sur www.africolor.com & Facebook 
#africolorlive
Tournage en direct du Comptoir de Fontenay-sous-Bois
 

Atelier Harpe / ANNULÉ
avec Senny Camara

Atelier Harpe, action culturelle du festival AfricolorDans le cadre de son concert à la P’tite Criée (Le Pré Saint-Gervais), Senny Camara mènera une série de trois ateliers au conservatoire du Pré-Saint-Gervais avec la classe de harpe. Les élèves restitueront le travail effectué lors de ces séances le dimanche 15 novembre  à 16h sur la scène de la P’tite Criée.

MAR. 6 OCT. & 10 NOV./ 18h30
SAM. 14 NOV 

Au conservatoire du Pré Saint Gervais 
3 Place Anatole France, 93310 Le Pré-Saint-Gervais
Atelier réservé au public du conservatoire

Concert de Senny Camara à la P’tite Criée / 15 novembre INFOS +

Salon de Musique à Nanterre / ANNULE
avec l’Orchestre du grand Bamako
« Musiques maliennes : transmission orale, structures et fonctionnements de la musique traditionnelle »

La veille de leur concert avec le Grand Orchestre de Bamako à la Maison de la Musique, Vincent Lassalle (Percussions), Bassey Kone (Voix) et Badje Tounkara (djeli n’goni), présenteront quelques instruments traditionnels maliens et aborderons les caractéristiques de ces musiques (construction musicale, la transmission, le rôle du griot..) au travers d’illustrations en «live».

VEN. 13 NOV. / 19h
Maison de musique de Nanterre – Auditorium
8 rue de Anciennes- Mairies
92000 Nanterre

Gratuit sur réservation / Lien réservation
Durée : 1H

Concert de l’Orchestre du grand Bamako / Sam. 14 novembre INFOS +