Bassekou Kouyaté

N'goni

Bassekou Kouyaté est, sans conteste, l’un des plus grands maîtres du n’goni, ce luth traditionnel d’Afrique de l’Ouest, qu’il participa à réinventer – avec Ali Farka Touré – en faisant entrer le blues malien dans la sono mondiale. Dans son Miri (« rêve » en bambara), accompagné au chant par son épouse Amy Sacko, Bassekou fait sonner ses cordes et nous emmène dans son village natal à Guarana, sur les bords du fleuve Niger. En chanson, il évoque sa mère, le pilier de la famille, aujourd’hui décédée, et l’histoire du vieux royaume des rois de Ségou (Segou koro). Chose inhabituelle, sur scène, deux percussionnistes se répondent en miroir, comme un écho intime et lointain. Cadencées par le taman, les lignes de son n’goni s’harmonisent avec la voix de la surnommée « Tina Turner malienne », dans une puissante résonance d’où jaillit l’âme du pays de Ségou.

Bassekou Kouyaté
Bassekou Kouyate est né à Garana, non loin de Ségou (Mali), sur les rives du fleuve Niger. Issu d'une longue lignée de griots, il fait ses débuts en tant que membre fondateur du Symmetric Orchestra de Toumani Diabaté. Il collabore ensuite avec de nombreux musiciens au Mali et ailleurs, comme Ali Farka Touré, Taj Mahal, Damon Albarn, Joachim Kühn. Avec son groupe N’goni Ba, créé en 2005, il propose une formation inhabituelle, composée de trois joueurs de n'goni de tonalités différentes, 2 percussionnistes et de son épouse la chanteuse Amy Sacko. Le groupe se produit dans les grands festivals internationaux (Glastonbury, North Sea Jazz Festival, WOMAD). En 2013, la BBC le nomme « Meilleur artiste africain de l'année ».

Vendredi

18 novembre

20:30

Salle Jacques Brel
42 av. Édouard Vaillant
93500 Pantin
Tarifs : 3 ~ 18€
01 49 15 41 70

Bassekou Kouyaté n’goni
Amy Sacko chant
Mamadou Kouyaté n’goni Ba
Mahamadou Tounkara yabara, taman, percussions
Moctar Kouyaté calebasse, percussions

© Thomas Dorn