Fanmkika

Gwo Ka

Le Gwo Ka est une musique née aux confins de la Guadeloupe, du cœur et de la voix des esclaves africains. Accompagné de danses et de chants, le tambour Ka est, depuis des siècles, l’expression de l’âme du peuple guadeloupéen, de son histoire et de ses contestations. Il est le fer de lance des Fanmkika, un groupe musical, composé de femmes issues d’univers différents (chanteuses, danseuses ou encore « tanbouyèz» percussionnistes), toutes éprises de la musique Gwo Ka. C’est au nom des traditions que ces femmes, convaincues du rôle qu’elles tiennent au cœur de la société guadeloupéenne, sont soucieuses de pérenniser et de transmettre à la nouvelle génération, leurs racines. Sur la scène du Théâtre Gérard Philipe, les Fanmkika chanteront aux rythmes du tambour les œuvres des « Maîtres Ka », dans un élan de partage et la promesse d’une véritable « Swaré Léwòz » (soirée musicale) made in Pointe-à-Pitre.

Yanise Torin
C’est durant ses années à l’université de Fouillole que Yanise Torin est immergée dans le Gwo Ka. D’abord par la danse sous l’égide de Jacqueline Cachemire-Thole, puis le tambour ka avec l’association Jenn ka jou. En 1995, elle intègre le groupe Sobo et joue également dans le Léwoz a fanm de la place du Palais de Justice à Basse-Terre en 1997. Elle développe son amour du ka et travaille son jeu et son endurance en tant que « boula » et « chacha ». Elle participe avec les troupes du Grand Ballet Guadeloupéen à différents spectacles en tant qu’artiste pluridisciplinaire. Elle ponctue également son parcours d’interventions comme choriste en studio ou en live. Elle intègre Fanmkika, au sein duquel elle se produit depuis 2007.

 

Marie-Héléna Laumuno
Originaire de Marie Galante (Guadeloupe), Marie-Héléna Laumuno a d’abord été séduite par la danse (twist, cha-cha-cha) et fait ses débuts dans un groupe folklorique (biguine et gwo ka). Sa rencontre avec Lukubèr Sejor, son mari et ardent défenseur du Gwo ka l’amène à prendre des cours de chant. Sa passion pour la chanson Gwo ka l'amène à écrire trois ouvrages sur le sujet dont Gwo Ka et Politique (Ed.Harmatan).

 

Jeudi

15 décembre

20:00

Théâtre Gérard Philipe
59 bd Jules-Guesde
93200 Saint-Denis
Tarifs : 6 ~ 23€
01 48 13 70 00

Yanise Torin chanteuse, tambouyé, chachayé
Sandra Lucolo chanteuse, tambouyé, chachayé
Cindya Taillandier chanteuse, tambouyé, chachayé, danseuse
Sohad Magen chanteuse, tambouyé, chachayé
Jaklin Étienne chanteuse
Marie-Héléna Laumuno chanteuse, danseuse
Nadia Pater chanteuse, danseuse
Maggy Éluther chanteuse
Ketty Vangout chanteuse, tambouyé

© Hurgon

Big in Jazz Collective

Jazz caribéen - Inédit

Le Big In Jazz Collective est au jazz ce que Kassav a été pour le zouk et la culture antillaise : l’ambassadeur exceptionnel d’une musique plurielle, ouverte sur un monde en perpétuel mouvement. Ce collectif de huit musiciens, dont l’album est sorti en juillet 2021, est représentatif d’un jazz avant-gardiste, capable de s’inspirer des standards des musiques traditionnelles antillaises et de la biguine pour décupler leur puissance avec les sonorités contemporaines de la soul, du jazz du reggae et du rock’n’roll. Un cocktail savoureux, touillé d’une main de maître par les « jazz vengers » des temps modernes issus de la Martinique, de la Guadeloupe et d’Haïti. Let the groove biguine

Ludovic Louis originaire de la Martinique, est un trompettiste aux influences nu-soul, hip-hop, jazz. Inspiré par Miles Davis, Roy Hargrove, il a baigné dans la musique depuis toujours avec la musique antillaise et le jazz qui passait en permanence chez ses parents. Il débute la trompette à 8 ans, fait ses classes au JUPO (Havre) d'où il sort diplômé en 2000. Il participe à diverses formations : l'Orchestre d'Harmonie du Havre, le Big band du JUPO... En 2011, sa route croise celle de Lenny Kravitz ; coup de foudre musical, il se retrouve à ses côtés sur les routes du monde entier, se produit devant Mohammed Ali et Quincy Jones. Il devient l’un des trompettistes français les plus réputés à l’international, sollicité par Kanye West, les Black Eyed Peas et bien d’autres pour ses qualités de musicien de studio mais aussi d’arrangeur.

 

Jowee Omicil est un saxophoniste canadien d’origine haïtienne et basé à Paris. C'est surtout un souffleur et poly-instrumentiste unique. Il débute le saxophone dans l'église où son père était pasteur, avant d'étudier au Berklee College of Music de Boston, puis part à New York pour lancer sa carrière musicale. Dans sa musique, ses racines créoles se mêlent au gospel, à la soul et à la culture hip hop sans oublier l'influence de ses maîtres : Charlie Parker, Wayne Shorter, Ornette Coleman... Jowee voltige entre les instruments (saxophones, clarinette, cornet, flûte, clavier) et propose des compositions sur lesquelles les musiciens improvisent ensuite.


Sonny Troupé a six ans quand il intègre un groupe de Gwo ka moderne en tant que tambour ka soliste. A huit ans, il commence en autodidacte l’étude de la batterie et du vibraphone. Après des études musicales (ka, batterie) à Sainte Anne (Martinique), il intègre le Conservatoire National de Toulouse puis l’école de batterie Agostini où il obtient le Prix supérieur avec option « Harmonie jazz » au piano. Son expérience musicale a été enrichie par sa participation à différentes formations : orchestre symphonique, groupe de standards de jazz, de fusion, métal, soul, funk, reggae. C'est au sein d'Expéka Trio, avec la rappeuse Casey et Célia Wa, que Sonny fait ses premières apparitions à Africolor en 2014 et 2017.

 

Aux racine de la biguine, une conférence musicale en compagnie -notamment- de Marie-José Alie et Bertrand Dicale à la Ligne 13 (Saint-Denis)
+infos

Ralph Lavital guitare
Yann Négrit guitare
Maher Beauroy piano
Sonny Troupé batterie
Tilo Bertholo batterie
Stéphane Castry basse
Ludovic Louis trompette
Jowee Omicil saxophone

© Guillaume Saix