Africolor


 

Edito

 

Poussières et balais
Le vent de l’histoire continue de souffler sur le continent africain, emportant avec lui les apprentis dictateurs, chassés à coups de balai par des citoyens, artistes, comédiens, qui décident de faire le ménage dans les écuries d’Augias des démocraties naissantes. Les mausolées de Timbuktu renaissent de leurs cendres au son des ngonis parfois fabriqués avec… des manches à balai pendant que les nouvelles générations de musiques africaines électrifient les vieilles ballades.
Kayes DG, Djénéba et Fousco avec Ballaké Sissoko, Patrick Kabré, Baba Commandant, gravent de nouveaux sillons, quand Moustapha Maïga, Boubacar Traoré, Simon Winsé, l’Afrique enchantée, dépoussièrent les sons grésillants des années 60/70. D’autres déblayent les chemins de leur propre passé, Moriarty, Ali Amran avec Matoub, ouvrant parfois de nouvelles voies pour de nouvelles rencontres : Bann Gayar, Maloya Palabre, Mandémenco, Noirlac…
Dans ces tourbillons de sables (é)mouvants, Africolor dessine et redistribue les cartes de la nouvelle Afrique, continent mondial dont le centre est partout et la périphérie nulle part.

Sébastien Lagrave, Directeur du festival Africolor

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