Lalla Fadhma N'Soumer,
héroïne kabyle

Duo théâtre-musique - Création Africolor 22

Si l’histoire a souvent mis l’accent sur le rôle de l’émir Abdelkader dans la résistance à la colonisation française de l’Algérie, on ne parlera jamais assez de Lalla Fadhma N’Soumer, cette jeune femme kabyle qui, au XIXème siècle, refusa le mariage, puis fédéra les populations de sa région contre les troupes coloniales. Guidée dit-on par des rêves prémonitoires, son aura – de l’histoire au mythe – a laissé une trace indélébile dans les mémoires de tout un peuple. Arrêtée puis enfermée, elle s’éteignit seule, à 33 ans, dans les geôles coloniales. Elle demeure un symbole que chantent toujours les musiciens – sur scène, Ali Amran – et qui continue d’inspirer les femmes et les hommes en lutte. Pour Africolor, son fantôme revient hanter la scène et nous raconte son histoire.

Evelyne El Garby Klaï
Après une licence à la Sorbonne Nouvelle et une formation à l'ESAD (École Supérieure d’Art Dramatique de Paris), Evelyne El Garby Klaï approfondit son expérience en participant aux stages de metteurs en scène tels que Philippe Adrien, Paul Desveaux, Christophe Rauck ou encore Lorraine de Sagazan. En 2007 elle intègre la Cie Européenne de Théâtre pour Les Troyennes (Virginio Liberti) et Roméo et Juliette (Alexander Zeldin). En 2011, elle joue dans la création Porteur d’Histoire d’Alexis Michalik (500 représentations), couronnée de deux récompenses aux Molières, ainsi que dans son court métrage Au sol avec lequel elle reçoit sept prix d’interprétation à travers le monde. Depuis 2015, elle participe à de nombreuses productions pour le cinéma et la télévision sous la direction de Lucas Belvaux, Xavier Durringer, Antoine Garceau et bien d’autres. Après de nombreuses années sur les plateaux de tournage, elle retrouve la scène en 2022 sous la direction de Jean Louis Martinelli dans Ils n’avaient pas prévu qu’on allait gagner.

 

Ali Amran
Ali Amran naît en 1969 en Kabylie. Il grandit avec les voix des femmes chantant des berceuses, avec les rythmes qui ponctuent les travaux des champs et les veillées funèbres. De la génération du « Printemps berbère », il défend la reconnaissance de la culture Amazigh et se forme à la structure de la musique occidentale en disséquant les songbooks des Beatles et les chants contestataires de Bob Dylan. Autant d’influences entrelacées qui, en 2001, infusent son premier album. Adoubé par ses prestigieux aînés, Idir et Lounis Aït Menguellet, il publie en 2016, Tabalizt, une compilation de ses disques inédits en France. Lui, le poète vagabond qui, après la Finlande, a posé son bagage en France, rend hommage aux déplacés, dans le réconfort de chansons folk et blues où la colère affleure encore.

Retrouvez Ali Amran en concert à Goussainville sam. 3 décembre.
+infos 

Mardi

22 novembre

20:00

Salle Jacques Brel 
5 rue du commandant Maurice Fourneau
95500 Gonesse
Tarifs : 3 ~ 8€
01 34 45 97 60

Vladimir Cagnolari écriture et mise en scène
Ali Amran chant, guitare, arrangements
Evelyne El Garby Klaï comédienne

Création Africolor 2022
Production Africolor
© DR